LA PECHE A LA MOUCHE SECHE

La pêche à la mouche sèche





Pour tous les pêcheurs, la pêche à la mouche est le sommet de l’art.

Quand l'appât flotte à la surface de l'eau, on appelle cette technique, la pêche à la mouche sèche. Il existe une autre technique de pêche à la mouche dite mouche noyée.

Pour cette pêche, certaines connaissances de bases sont indispensables:
- le poisson, ses réflexes, ses habitudes, son Alimentation,
- l'eau, le courant, la rivière et ses obstacles,
- l'environnement, les arbres,
- la faune,
- le choix des mouches. Elles se ressemblent, mais elles ont des spécificités propres, qui déclenchent l'attaque des poissons.

Comme pour le lancer classique, la technique particulière du lancer de la mouche s'apprend en dehors des cours d'eau.


Le meilleur endroit de pêche est là où l’eau est limpide et claire. A l'inverse en présence d'écume, la pêche à la mouche sèche est impossible.
Cette pêche débute à la mi-avril, les meilleurs moments sont en mai, juin et septembre. En été, le meilleur moment est en fin de journée.

Le matériel

La canne.

La canne est l’instrument essentiel pour effectuer un bon lancer.
Elle est caractérisée par:
- sa puissance,
- sa précision dans le poser de la mouche,
- son aisance au maniement,
- sa légèreté,
- le rapport entre la puissance de la canne et le poids de la soie qu'elle doit lancer.

Il existe différents types de cannes caractérisés par leur comportement:
- à action parabolique ou action rapide, elles présentent une courbe uniforme. Ces cannes sont les plus employées,
- à action de pointe. Cannes rigides, dont le scion est très fin et très souple,
- du type anglais dont la courbure se produit au milieu.

On trouve des cannes à mouche en bambou refendu, en fibre de verre, en fibre de carbone, en fibre de polyester et en boron.
La longueur des cannes varie de 2.50 à 2.80 m.
Le choix d’une canne dépend de la superficie de la rivière.


Dans la pêche à la mouche, le moulinet sert de réservoir de fil. On utilise en général un moulinet à tambour tournant.

Les soies sont calibrées et à une canne correspond un format de soie bien défini. Le numéro de soie le plus grand correspond à la soie la plus lourde.
Les différents types de soies sont les suivants:
- DT (double taper) double fuseau pour lancers en douceurs,
- WL (weight forward) partie la plus lourde à l'avant, permet des lancers longs,
- F (floating) flottante, ligne qui se maintient sur l'eau,
- S (sinking) ligne coulante.
L’extrémité de la ligne est composée de fils en nylon dont le diamètre va en diminuant.
La longueur du bas de ligne varie de 2 à 3 m.

Le lancer

Le coup droit.

C'est un mouvement qui commence par une extension en arrière, suivi d'une propulsion vers l'avant.
La canne dans une main, le pêcheur déroule quelques mètres de soie du moulinet de l'autre main en tenant quelques spires.
La position au départ est la canne vers l’avant.
D'une action du poignet, on fouette la canne vers l'arrière et on laisse la ligne se déployer en arrière.
Ensuite, d'un mouvement du poignet, la ligne est ramenée en avant et elle se déploie devant le pêcheur.
Ce mouvement peut être recommencé plusieurs fois jusqu'à lancer la ligne à la bonne distance.

Lancer de revers.

Le bras tenant la canne effectue un mouvement en partant du côté opposé et en le ramenant dans sa direction.

Lancer roulé.

Quand le pêcheur n'a pas assez de place derrière lui pour effectuer le lancer, il laisse la ligne flotter sur la surface de l'eau et il effectue un mouvement de va et vient avec la canne, d’avant en arrière, qui pousse la ligne sur l'eau (on dit qu'elle roule). Lors de ce mouvement, la soie forme une boucle dans l'air.

Double traction.

En effectuant un coup droit, pendant le trajet arrière, on tire sur la ligne avec la main et la canne se courbe. Au moment de la projection en avant, on lâche la ligne. Ce mouvement permet de réaliser des lancers très longs.


Elles sont de différentes formes et de différentes couleurs.
Les différents modèles de mouches artificielles sont copiés sur les divers stades de la vie des insectes qui vivent aux alentours des plans d'eaux .

Constitution

Le corps de la mouche peut être en soie, en plastique, ou en laine.
Des fils de couleurs vives sont utilisés pour constituer les anneaux de l'abdomen. La queue(cerque) et les ailes (hackle) sont fabriqués à l'aide de plumes (coq, faisan, canard, pintade, cygne, pigeon) et de poils ( lapin, écureuil...).

Différents types

Dun: insecte en formation, les ailes non entièrement développées.
Fancy: fantaisiste.
Palmer: mouche avec des ailes en tête et sur l'abdomen.
Sedge : imitation d’un papillon.
Spent : insecte mort.
Spinner: insecte complètement développé.
gnat, smut, midges: imitent de petits insectes.

Qualités.

Le poisson juge l'insecte par sa forme et sa flottaison sur l'eau. Pour ce faire, les principales qualités pour une mouche sèche sont:
- la flottabilité. On utilise des matériaux légers et imperméables,
- l'imitation d'un insecte en vie. Les hackles (ailes) doivent être bien raides,
- l'attirance. On utilise des couleurs naturelles (roux, gris, bleu, vert) mélangées à des taches de couleurs vives (rouge et orange).

Choix des mouches.

C’est une des difficultés majeures de cette pêche. Pour aider à faire ce choix, les insectes qui volent sur l'eau sont un bon critère.
L'expérience est un atout non négligeable, mais le plus souvent le pêcheur est amené à utiliser plusieurs mouches avant de trouver celle qui convient.
La mouche sur l'eau doit simuler la dérive d'un insecte. Le poisson voit la mouche par en dessous, donc c'est surtout son allure générale et sa flottaison sur l’eau qui vont l'attirer.

La fabrication de mouches artificielles est à la portée de tous avec quelques conseils et d'un peu d'expérience.
La partie la plus délicate est la construction des ailes.
Voici tous les composants pour fabriquer des mouches artificielles:
- hameçon: du modèle à oeillet, pour débuter, on emploie ceux de bonne taille n°10 ou 12 puis par la suite on peut diminuer la taille,
- étau : sert à tenir la mouche durant le montage,
- ciseaux de bonne qualité,
- porte-bobine: ressort qui enserre la bobine contenant la soie,
- vernis : transparent, pour coller les noeuds de la mouche,
- Cire liquide: utilisée pour fixer sur l'hameçon certains poils,
- soie : c'est le matériau le plus employé, elle noue à l'hameçon la matière qui constitue le corps de la mouche,
- soie floche : utilisée pour l'abdomen de la mouche,
- laine : elle est également utilisée comme matériau pour fabriquer le corps de la mouche mais absorbant l'eau, elle est employée pour la fabrication des nymphes et des mouches noyées.
- plumes et poils: on utilise des plumes de canards, faisans et des poils de lapins...
- crin de cheval : on utilise du crin blanc pour la construction de l'abdomen,
- raphia : constitue le corps pour les mouches de mai,
- quill: (anglais) sortes de poils prélevés sur les grosses plumes de certains oiseaux, utilisé pour le corps de mouche que l'on attache avec un fil de soie collé par de la cire liquide.
- filaments en or ou en argent Tinsel (anglais) pour couvrir le corps de la mouche.
- hackles : (ailes en anglais) en plumes de coqs, pour fabriquer les ailes de la mouche.

 

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